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LFCE

L'épilepsie en questions/réponses

Quand commencer un traitement antiépileptique ?

Uniquement lorsque l’évaluation par le médecin de la situation lui permet de penser que le risque de récidive d’une crise épileptique est suffisamment élevé pour justifier l’exposition à un traitement antiépileptique. Cette évaluation passe obligatoirement par la démonstration de la nature épileptique des malaises (sur les arguments de l’interrogatoire, de l’examen clinique, du dossier d’examens complémentaires, EEG, IRM, etc…), et l’appréhension correcte du diagnostic de syndrome épileptique, ce qui implique souvent une connaissance du pronostic. La cause peut être connue, mais l’absence de cause retrouvée n’interdit pas de débuter un traitement antiépileptique lorsque le risque de récidive critique parait élevé.
Dans certains syndrome épileptique, le traitement n’est pas toujours justifié, même lorsque les crises récidivent (épilepsie partielle idiopathique de l’enfant). Dans d’autres syndromes (Epilepsie myoclonique juvénile), le risque de récidive est suffisamment élevé, particulièrement lorsqu’une sensibilité à la lumière (Photosensibilité) est mise en évidence au cours de l’EEG pour introduire un traitement sans attendre une éventuelle récidive après une première crise épileptique.
Un traitement antiépileptique dit "d'épreuve", lorsque le diagnostic d'épilepsie n'est pas certain, n’est quasiment jamais justifié, et il est bien plus utile de temporiser et d’éventuellement réévaluer le problème à distance. De même pour le traitement antiépileptique dit "de couverture", qui ne se justifie que, de manière très transitoire et sur une durée limitée, lorsque la survenue d'une crise représente un réel danger immédiat (interventions neurochirurgicales, traumatisme crânien grave).
Lorsqu’après une première crise épileptique, le diagnostic syndromique n’est pas évident, il est licite de différer la mise sous traitement, après discussion avec le patient expliquant les risques de chaque option et en tenant compte de ses souhaits. Il a été montré qu’un traitement différé ne modifiait pas le pronostic de la maladie.