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Ligue Française contre l'Epilepsie - LFCE










Epilepsies Pharmacorésistantes : les options thérapeutiques non médicamenteuses




Les Epilepsies Difficiles à Traiter: les médicaments antiépileptiques ne sont pas la seule option !

  • Les épilepsies sont traitées par des médicaments antiépileptiques (MAE). Aujourd’hui l’arsenal de ces traitement est riche d’une vingtaine de molécules qui permettent dans une majorité de cas de contrôler les crises
 
  • Cependant dans environ 30% des cas, les crises sont difficiles à contrôler par les MAE.
 
  • D’autres possibilités thérapeutiques existent pour les patients afin de mieux contrôler les crises.
 

Comment faire le Bilan d’une épilepsie pharmaco-résistante ?

  • La Ligue internationale Contre l’Epilepsie (ILAE), recommande qu’après échec de deux antiépileptiques, l’épilepsie soit considérée comme pharmacorésistante, car les chances d’obtenir une rémission avec l’essai d’un troisième sont modestes (Ref Kwan et al, Epilepsia, 51(6):1069–1077, 2010)
 
  • Tout patient ayant une épilepsie pharmacorésistante doit être référé à un centre de référence en Epileptologie
 
  • Le bilan d’une épilepsie pharmacorésistante implique l’enregistrement des crises en Vidéo-EEG, la recherche de comorbidité (dépression) et un bilan d’imagerie adapté.
 
  • Les fausses pharmacorésistances dues par exemple à des crises psychogènes doivent être dépistées et prise en charge spécifiquement
 
  • L’orientation thérapeutique sera faite avec l’équipe d’épileptologie, en particulier la possibilité de chirurgie de l’épilepsie, d’une stimulation  du nerf vague ou d’autres thérapeutiques

La Chirurgie de l’épilepsie

  • Elle consiste en l’exérèse (ou parfois la déconnexion) des régions cérébrales générant les crises
 
  • ´Elle ne peut être réalisée que dans le cadre d’une décision collégiale et pratiquée par des équipes médico-chirurgicales entrainées et expérimentées
 
  • ´Elle s’adresse aux patients ayant une épilepsie focale dont la zone épileptogène est bien définie, accessible chirurgicalement et n’exposant pas à des séquelles neurologiques ou neuropsychologiques inacceptables
 
  • ´Dans ces conditions, la morbidité de la chirurgie est faible et son efficacité est supérieure au traitement médical dans les épilepsies partielles pharmacorésistantes (Schmidt & Stavem, 2009)
 
  • ´Plusieurs techniques sont possibles, cortectomie, lésionectomie, lobectomie, déconnexion partielle ou totale d’un hémisphère (hémisphérotomie)
 
  • ´Souvent un traitement médical (généralement allégé) est maintenu même en cas de succès complet de la chirurgie

La Stimulation du nerf vague

  • La stimulation du nerf vague ( Vagus Nerve Stimulation, VNS Therapy) est une procédure non médicamenteuse qui existe depuis plus de 20 ans,  et qui est délivrée par un système placé sous la peau au niveau de la paroi thoracique gauche
 
  • Une électrode fine et flexible connecte la pile à un nerf au niveau du cou, le nerf vague.
 
  • ´Le générateur envoie un courant de faible intensité de façon périodique (alternant les phases “ON”  de quelques seconds aux phases “OFF” de 1 à 5 minutes environ) tout au long de la journée et de la nuit.
 
  • ´Grâce aux relais des centres nerveux du nerf vague, une stimulation indirecte cérébrale est effectuée dans le but de réduire les crises d’épilepsie.
 
  • ´La programmation et la surveillance des paramètres de stimulation est simple. Ces paramètres doivent être ajustés en fonction de la tolérance et de l’efficacité. Elle peut varier d’un individu à l’autre
 
  • ´Les effets secondaires les plus communs sont des modifications de la voix, un essoufflement, une sensation de striction au niveau de la gorge apparaissant au moment des phases de stimulation. Ces effets tendent à disparaitre avec le temps ou en ajustant les paramètres de stimulation si besoin.
 
  • Une option dans la VNS Therapy est la possibilité de stimulation additionnelle par un aimant porté par le patient lui -même (attaché au poignet par exemple) ou appliquée par une personne accompagnante. Cette stimulation supplémentaire (souvent réglée à une intensité supérieure et plus prolongée) peut être appliquée en début de crise ressentie par le patient ou vue par les proches.
 
  • De nombreuses études ont démontré l’efficacité de la VNS Therapy dans la réduction de la fréquence des crises. Cet effet tend à augmenter avec le temps. Des effets favorables sur l’intensité et la sévérité des crises sont aussi notables. De plus les patients sous VNS Therapy rapportent une amélioration globale de leur qualité de vie dont par exemple : des améliorations de l’humeur, de la mémoire et de l’attention.

Autres Approches non médicamenteuses

  • D’autres méthodes peuvent améliorer le quotidien des patients épileptiques
 
  • Régime Cétogène (régime fortement enrichi en lipides): indiqué surtout dans les épilepsies graves de l’enfant
 
  • Stimulation cérébrale profonde: la stimulation de structures “profondes” dans le cerveau comme le thalamus est en cours d’étude dans les principaux centres en France

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Rédigé par LFCE le Vendredi 9 Janvier 2015 à 12:47 | Lu 4853 fois modifié le Vendredi 9 Janvier 2015
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