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La Ligue Française contre l'Epilepsie

est le chapitre français de International Ligue Against Epilepsy (ILAE). Elle est ouverte à tous les professionnels (médecins, professions paramédicales et sociales), qui ont choisi de consacrer leur savoir et leur énergie au service des patients épileptiques.
















              

EPILEPSIA DIGEST NOVEMBRE 2012



EPILEPSIA est la revue scientifique mensuelle de la Ligue Internationale contre l’Epilepsie (ILAE). S’y publient de nombreuses contributions, dont des articles de référence sur des sujets pointus, des articles originaux issus de travaux de recherche fondamentale ou clinique, et, enfin, des publications relatives à la vie de la société, ou aux problématiques plus "sociales" de l'épilepsie. EPILEPSIA DIGEST propose un relevé succinct du contenu de cette publication essentielle, qui peut inciter les lecteurs à y aller voir de plus près…dans le numéro de Novembre 2012



EPILEPSIA DIGEST NOVEMBRE 2012
‘ED’ NOVEMBRE 2012
On y trouve 4 articles de revue de la littérature consacrés aux canaux sodiques (Oliva et al.), au rôle de la barrière hémato-encéphalique (Marchi et al.) et, en deux contributions jumelles, à la stratégie du développement des médicaments antiépileptiques, au stade préclinique (Simonato et al.) et clinique (Kobow et al.).
Ce numéro fait la part belle aux travaux des laboratoires expérimentaux. Ainsi, parmi les articles originaux, deux articles d’équipes différentes soulignent encore le rôle délétère joué par l’albumine lorsqu’à la faveur de la rupture de la barrière hématoencéphalique, elle est retrouvée en intracérébral : Chez le rat, l’exposition de l’hippocampe aux concentrations en albumine similaires à celles retrouvées après état de mal induit augmente la susceptibilité à développer des crises (Frigerio et al.). Il semblerait que l’albumine soit internalisée par les astrocytes, mais également les neurones, et que cela conduise à des modifications fonctionnelles nuisant à l’homéostasie des systèmes neuronaux, conduisant à l’hyperexcitabilité pathologique (Braganza et al.). Un travail original portant à la fois sur des données issues de modèles génétiques chez la souris et de la clinique humaine montre de façon convaincante que l’utilisation de la t-PA dans la recanalisation par thrombolyse intraveineuse des accidents ischémiques cérébraux n’est pas associée à un risque augmenté d’épilepsie post-vasculaire (Tan et al.) : Les souris KO pour la t-PA et celles (transgéniques T4) qui surexpriment la t-PA ne présentaient pas de modification significative dans leur susceptibilité à présenter des crises épileptiques induites (hors diminution isolée du seuil pour les souris T4), et les patients thrombolysés ne présentaient pas plus de crise épileptique que les sujets contrôles. Dans une étude portant sur des tranche d’hippocampes de souris, le citalopram (et à un moindre degré la fluoxetine et la sertraline) diminuait l’activité épileptique induite dans le modèle « Calcium bas » (Igelstrom & Heyward). Une diminution de la susceptibilité aux crises au cours de l’embrasement de l’amygdale est observée chez des rats porteurs d’un stimulateur du nerf vague, offrant l’opportunité d’étudier l’effet des variations des paramètres de stimulation (Alexander & McNamara). Outre un effet favorable sur les décharges de pointes-ondes généralisées, un traitement prolongé par lamotrigine améliore également les marqueurs comportementaux des états considérés comme «dépressifs » et « anxieux » chez le rat présentant des absences (Huang et al.).
La part clinique de ce numéro est maigre : Un algorythme de détection automatique d’anomalies intercritiques sur l’EEG de routine permet une classification pertinente des patients présentant des crises épileptiques et non épileptiques psychogènes, mais une validation prospective reste à faire (Kerr et al.), tandis que deux observations de dysplasie corticale focale du type IIa associée à un syndrome de Sturge-Weber sont rapportés (Murakami et al.) ainsi qu’une évolution dramatique d’un état de mal épileptique dans les cinq stades EEG décrits dans les modèles animaux (Pender & Losey).
 

modifié le 20/11/2012 | Lu 613 fois modifié le 20/11/2012


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